Four women in Pontiac municipal politics gathered on Apr. 30 to discuss their experiences and answer questions from other women curious about running for local office in the next municipal elections.
The panel, called En route vers ma première campagne (En route to my first campaign), was hosted in MRC Pontiac’s Elsie Gibbons Room, and was the second in a series organized by AGIR Outaouais, a not-for-profit that advocates for women’s rights. The first panel took place in MRC Papineau the day prior.
“The objective of these panels is to encourage women in the region to make the jump into municipal politics in the upcoming elections, and more concretely to increase the number of women candidates in municipal elections,” said Riantsoa Andriamasy, communications specialist for AGIR Outaouais, in an email.
The Pontiac event featured Warden Jane Toller, Fort Coulonge mayor Christine Francoeur, Otter Lake mayor Jennifer Quaile and Alleyn and Cawood councillor and pro-mayor Sidney Squitti.
The two moderators from AGIR Outaouais asked the panelists to introduce themselves to the roughly five attendees, who attended in-person and online, and were asked to discuss their start in politics, recount challenges they have encountered along the way, as well as give their advice to women considering a start in municipal politics.
Quaile, who spent a long career working for the federal government and who ran for councillor when she moved back home to retire, said her advice would be to ask questions, even if the new vocabulary can seem daunting.
“There’s a learning curve for sure, and it was steep for me too. There was a lot that I didn’t know, and the use of jargon and acronyms. I had my hand up all the time, asking ‘What is that again?’” she said, adding that she was lucky enough to have a mentor who took the time to show her the ropes.
Squitti said her advice is to come to meetings prepared and be willing to put in the work, and gave the example of wanting to install a splash pad in the municipal park.
“To me this was the best thing we could do for the youth of our community and the new families coming in, but I faced a lot of opposition at the table with other councillors,” she said, adding that after extensive research she found a federal grant for recreational equipment that allowed the municipality to pay for the splash pad. “If there’s a will, there’s a way, you just have to work.”
Francoeur said her biggest challenges were getting used to how slowly things happen at the municipal level, and not being able to make as much change as quickly as she had hoped.
“We all have big ideas, we think, ‘I’m going to become a councillor and I’m going to change this and change that,’” she said. “It doesn’t work that way. You see the reality once you’re really in there and you see how it works.”
She also said it was challenging going from an 8-4 schedule in her previous job to needing to be available all the time as mayor, whether it be going to events on the weekend or being on call in times of emergency.
“You really have to be available seven days a week, on constantly. We have high water level problems right now, so I’m on call, and it’s like that continuously,” she said.
Attendees asked questions about the stresses of the job and how to mitigate expectations with the slow reality of the job.
Women make up slightly less than half of the MRC Pontiac’s council of mayors table, a rate Andriamasy said is above the rate of 26.6 per cent province-wide, and note there is still room to improve.
“It’s a great increase, because in 2005 it was only 13.1 per cent,” said Andriamasy. “Even though there is progress, we recognize that we are still far from parity.”
She said members of the organization are always happy to see members of the public attend the panel and ask questions, since that is the entire point of hosting them in the first place.
“We want them to be inspired and better informed. Thanks to the testimonies of elected officials, these panels offer a realistic portrait of the everyday political reality, of its challenges, but also its opportunities,” she said. “We want these panels to be a chance for participants to ask the questions they may always have wanted to ask.”
AGIR Outaouais will host two more panels on the same topic next week in Gatineau and the MRC des Collines-de-l’Outaouais.
Quatre femmes œuvrant en politique municipale dans le Pontiac se sont réunies le 30 avril pour discuter de leurs expériences et répondre aux questions d’autres femmes désireuses de se présenter aux prochaines élections municipales.
Le panel, intitulé « En route vers ma première campagne », a été présenté dans la salle Elsie-Gibbons de la MRC de Pontiac, et était le deuxième d’une série organisée par AGIR Outaouais, un organisme à but non lucratif qui défend les droits des femmes. Le premier panel avait eu lieu dans la MRC de Papineau la veille.
« L’objectif de ces panels est d’inciter les femmes de la région à faire le saut en politique municipale lors des prochaines élections, et plus concrètement à augmenter le nombre de femmes candidates aux élections municipales », a déclaré Riantsoa Andriamasy, spécialiste des communications pour AGIR Outaouais, dans un courriel.
L’événement du Pontiac mettait en vedette la préfète Jane Toller, la mairesse de Fort-Coulonge Christine Francoeur, la mairesse d’Otter Lake Jennifer Quaile et la conseillère et pro-mairesse d’Alleyn-et-Cawood Sidney Squitti.
Les deux modératrices d’AGIR Outaouais ont demandé aux panélistes de se présenter aux environ cinq participants, qui ont assisté en personne et en ligne, et de discuter de leurs débuts en politique, de raconter les défis qu’elles ont rencontrés en cours de route, et de donner leurs conseils aux femmes envisageant de se lancer en politique municipale.
Mme Quaile, qui a fait une longue carrière au gouvernement fédéral et qui s’est présentée au poste de conseillère lorsqu’elle est revenue chez elle pour prendre sa retraite, a déclaré que son conseil serait de poser des questions, même si le nouveau vocabulaire peut sembler intimidant.
« Il y a une courbe d’apprentissage, c’est certain, et elle a été raide pour moi aussi. Il y avait beaucoup de choses que je ne savais pas, et l’utilisation du jargon et des acronymes. Je levais la main tout le temps, en demandant « Qu’est-ce que c’est encore que ça? » », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle avait eu la chance d’avoir un mentor qui a pris le temps de lui montrer les ficelles du métier.
Mme Squitti a dit que son conseil était de venir aux réunions préparée et d’être prête à travailler fort, et a donné l’exemple de vouloir installer une pataugeoire dans le parc municipal.
« Pour moi, c’était la meilleure chose que nous pouvions faire pour les jeunes de notre communauté et les nouvelles familles qui arrivaient, mais j’ai rencontré beaucoup d’opposition à la table avec d’autres conseillers », a-t-elle dit, ajoutant qu’après des recherches approfondies, elle avait trouvé une subvention fédérale pour des équipements récréatifs qui a permis à la municipalité de payer la pataugeoire. « Quand on veut, on peut, il faut juste travailler. »
Mme Francoeur a déclaré que ses plus grands défis étaient de s’habituer à la lenteur des choses au niveau municipal et de ne pas pouvoir apporter autant de changements aussi rapidement qu’elle l’avait espéré.
« Nous avons tous de grandes idées, nous pensons : « Je vais devenir conseiller et je vais changer ceci et changer cela » », a-t-elle dit. « Ça ne fonctionne pas comme ça. On voit la réalité une fois qu’on y est vraiment et qu’on voit comment ça marche. »
Elle a également dit qu’il était difficile de passer d’un horaire de 8 h à 16 h dans son emploi précédent à la nécessité d’être disponible tout le temps en tant que mairesse, que ce soit pour assister à des événements le week-end ou pour être de garde en cas d’urgence.
« Il faut vraiment être disponible sept jours sur sept, constamment. Nous avons des problèmes de niveaux d’eau élevés en ce moment, alors je suis de garde, et c’est comme ça continuellement », a-t-elle dit.
Les participants ont posé des questions sur le stress du poste et sur la manière d’atténuer les attentes face à la lente réalité du travail.
Les femmes représentent un peu moins de la moitié des membres du conseil des maires de la MRC de Pontiac, un taux qui, selon Mme Andriamasy, est supérieur au taux de 26,6 % à l’échelle de la province, et elle a noté qu’il y a encore place à l’amélioration.
« C’est une belle augmentation, car en 2005, ce n’était que 13,1 % », a déclaré Mme Andriamasy. « Même s’il y a des progrès, nous reconnaissons que nous sommes encore loin de la parité. »
Elle a déclaré que les membres de l’organisation sont toujours heureux de voir des membres du public assister au panel et poser des questions, puisque c’est la raison d’être même de l’organisation de ces événements.
« Nous voulons qu’elles soient inspirées et mieux informées. Grâce aux témoignages des élues, ces panels offrent un portrait réaliste de la réalité politique quotidienne, de ses défis, mais aussi de ses opportunités », a-t-elle dit. « Nous voulons que ces panels soient une occasion pour les participantes de poser les questions qu’elles ont peut-être toujours voulu poser. »
AGIR Outaouais organisera deux autres panels sur le même sujet la semaine prochaine à Gatineau et dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais.
















