Current Issue

June 18, 2026

Current Conditions in Shawville 21.5°C

Rencontrez les candidats à la préfecture de la MRC Pontiac

Rencontrez les candidats à la préfecture de la MRC Pontiac

RECENT NEWS
sophie@theequity.ca

Au cours des dernières semaines, THE EQUITY s’est entretenu avec chacun des candidats à la succession du préfet de la MRC Pontiac lors de l’élection du 2 novembre. Nous leur avons demandé de nous emmener dans un endroit du Pontiac qui a une signification particulière pour eux, dans l’espoir que cela vous aidera à mieux les connaître.

Josey Bouchard

Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous choisi les Chutes Coulonge pour cette entrevue ?

Je suis enseignante de profession, mais j’ai été militante pour Pontiac Voice, et je siège également au conseil de Campbell’s Bay. Pour moi, c’était l’étape logique à franchir pour me présenter comme candidate à la préfecture. Je pense que nous avons besoin de certains changements, et c’est pourquoi j’ai mis ma candidature.

Je suis venue [aux Chutes Coulonge] parce que, tout d’abord, c’est un site magnifique, mais je pense que cela représente la façon dont le Pontiac a évolué – ce qu’était le Pontiac avant, ce qu’il est maintenant, et ce qu’il pourrait être à l’avenir. Je crois que cela montre comment nous pouvons nous renouveler. Quand une industrie disparaît, il y a de l’espoir et un moyen de faire mieux ce que nous faisons.

Pourquoi vous présentez-vous comme candidate à la préfecture ?

Je me présente parce que je crois avoir une vision pour le Pontiac de demain. Le Pontiac est actuellement à la croisée des chemins. Nous avons quelques petites industries, mais nous devons faire un meilleur inventaire de tout ce que nous possédons et de la façon dont nous pouvons soutenir ces industries et les élever d’un cran.

Je pense que nous devons aussi avoir une voix forte. L’Outaouais a toujours eu du mal à avoir une voix forte à Québec. Plus nous serons nombreux à taper du pied et à faire connaître nos problèmes, plus cela nous aidera.

Qu’est-ce qui vous semble essentiel dans le rôle de préfet ?

Je vois le rôle en deux volets. Le premier est d’être représentative en Outaouais et à Québec pour s’assurer que nos enjeux sont portés à l’avant-plan, et l’autre rôle est de faire en sorte que tous les maires travaillent ensemble, et de s’assurer que nous nous engageons dans différents ententes intermunicipales, car les contribuables méritent tous les services dont ils ont besoin, à un coût raisonnable.

Pourquoi feriez-vous une bonne préfète ?

Je pense que le fait que je sois entièrement bilingue, et j’irais même jusqu’à dire biculturelle. L’état d’esprit francophone versus anglophone, il y a des différences.

Je pense qu’en tant que défenseure et porte-parole de Pontiac Voice, nous avons fait entendre nos préoccupations. Nous avons eu des journalistes qui sont venus s’enquérir tout le temps, donc à cet égard, je pense que j’ai une crédibilité, et nous pouvons faire passer notre message par les médias, ce qui est une composante essentielle de nos jours, dans les deux langues.

De plus, j’ai été directrice, j’ai été directrice adjointe, j’ai travaillé avec beaucoup de gens, j’ai été conseillère pédagogique, donc j’ai travaillé dans différents secteurs de l’éducation, et je pense qu’une grande partie de cela consiste à assumer un leadership auprès des gens et à leur faire comprendre pourquoi nous devons apporter certains changements et où nous allons avec tout cela.

Quelles seraient vos priorités durant votre première année ?

[Traduit du français :] Pour moi, la priorité durant la première année serait de s’asseoir et de faire une analyse de la situation actuelle, et de prendre des décisions que les gens n’apprécieront peut-être pas, ou qui les surprendront ou les satisferont. Je pense qu’avoir plus d’ententes intermunicipales sera essentiel. S’assurer que les personnes qui sont très bonnes pour les demandes de subvention pour les infrastructures deviennent un service à nos municipalités [ . . . ] pour que tout le monde s’entraide.

Idéalement, dans mon rêve, dans les deux premières années, nous aurons regroupé ce qui peut être regroupé, en termes de services. Pas en termes de municipalités ou de conseils.

Quelle est la première étape selon vous pour amener le développement économique au Pontiac ?

Nous devons aider les petites entreprises à grandir un peu, pour qu’elles puissent embaucher un peu plus de personnes, afin que nous puissions commencer à faire revenir plus de gens au Pontiac.

Les grandes industries ne reviendront pas dans la plupart des régions du Québec. Nous nous battons actuellement contre le Brésil, où les arbres poussent deux fois plus vite qu’ici et où les gens sont payés un dixième de ce que les gens recevaient autrefois. Nous devons donc créer de petites industries. Encore une fois, pour aller de l’avant, nous devons savoir où nous en sommes.

Si vous avez une petite industrie qui fabrique des armoires de cuisine, qu’est-ce qui peut l’alimenter ? C’est d’essayer de voir comment nous pouvons entrelacer les différentes composantes que nous avons. Et elles restent vivantes parce qu’elles sont interdépendantes. Ainsi, même si l’une connaît des problèmes, vous pourriez perdre cinq à dix emplois, mais vous n’allez pas perdre 600 emplois comme lorsque Smurfit Stone a fermé ses portes.

Et nous devons nous éloigner des ressources naturelles, car le marché international est si volatil qu’il ne garantit pas grand-chose.

Nous devons simplement nous assurer de croître avec des industries qui resteront viables, dans 20, 25 ans.

Comment allez-vous passer de ce qui est bon pour Campbell’s Bay à ce qui est le mieux pour tout le comté ?

Pour moi, c’est une préoccupation que les gens ne supposent pas que je vais accorder un traitement préférentiel à Campbell’s Bay parce que j’en viens. Pour moi, nous devons considérer la région dans son ensemble, donc chaque secteur a ses forces et c’est ce que nous devons [développer]. Je ne favoriserai personne. Quelle est la force de cette communauté, qu’apporte-t-elle au Pontiac, et comment pouvons-nous l’améliorer ?

Pourquoi voter pour Josey Bouchard ?

Vous votez pour Josey Bouchard parce qu’elle veut faire le travail, elle veut que le Pontiac soit meilleur et que les gens soient entendus, et que nous prenions en considération tout le monde au Pontiac. Elle sera là pour vous et elle vous soutiendra.

Jean-Pierre Landry

Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous choisi l’aire de repos de Litchfield pour cette entrevue ?

J’habite à Campbell’s Bay depuis près de 60 ans. Nous avons déménagé ici en 1967 avec l’usine de pâte et papier de Portage. Le Pontiac est ma ville natale. J’ai un baccalauréat en relations industrielles, j’ai suivi une formation professionnelle en pâtes et papiers, j’ai été membre du service d’incendie de Campbell’s Bay-Litchfield pendant 25 ans. Ma carrière s’est déroulée ici à Campbell’s Bay chez Service Québec. J’ai aussi enseigné à temps partiel au cours des deux dernières années.

Je suis ici aujourd’hui dans ce bel endroit, l’aire de repos de Litchfield, qui me rappelle des souvenirs depuis mon adolescence. Nous venions la nuit, nous nous assoyions autour du feu, et j’aime particulièrement la vue. Elle me montre l’immensité de notre territoire, que j’ai toujours appréciée et aimée, et c’est pourquoi j’habite au Pontiac depuis près de 60 ans.

Pourquoi vous présentez-vous comme candidat à la préfecture ?

Je dirais que la raison principale est que je suis fatigué de voir le déclin, de voir que nous sommes l’une des MRC les plus pauvres du Québec. Nous n’avançons pas vraiment. Ce n’est pas en nous chamaillant, en nous battant et en perdant du temps sur des sujets mineurs que nous sortirons de notre léthargie. C’est ce qui me touche. Il y a tellement de choses qui peuvent être faites, et qui ne le sont pas. Je ne promets pas de changer le monde. Mais je ne peux pas faire pire que ce qui a été fait au cours des huit dernières années, c’est-à-dire pas grand-chose.

Qu’est-ce qui est essentiel dans le rôle de préfet ?

Il faut être proche des gens. Il faut comprendre leurs besoins. Et il faut aussi être bilingue, au moins. Vous traitez avec le gouvernement provincial. Tout se passe en français. Je pense qu’en n’étant pas bilingue ou francophone, on passe à côté de beaucoup de choses.

Nous devons raviver le patriotisme des Pontiacois. Plus vous avez de gens derrière vous, qui vous soutiennent, et plus il y a de pression, plus vous avez de chances d’obtenir des résultats. Donc, je pense qu’il faut essayer d’obtenir le soutien de la communauté. Mais pour cela, il faut être transparent et transmettre l’information. De plus, il faut être capable d’accepter la critique, de reconnaître ses torts et de respecter les gens; ce sont certaines valeurs qui, je crois, peuvent aider à faire un bon préfet.

Quelles seraient vos priorités durant votre première année ?

D’abord, le dossier de la biomasse, qui a été abandonné il y a quelques années. Pour une raison quelconque, il a été rejeté. Je n’entrerai pas dans ce sujet, mais je trouve cela très regrettable. Nous devons trouver une niche, une spécialité. Pas des deux par quatre, avec tout le respect que je dois, mais vous regardez et presque chaque semaine, une scierie ferme. J’avais vu certaines des études et des documents qui concernaient ce projet [de biomasse], et c’était très intéressant. J’explorerais donc cette voie, s’il y avait une possibilité de le relancer.

Quel est, selon vous, l’élément clé du développement économique au Pontiac ?

L’un des principaux freins à notre développement économique est notre électricité, car sans électricité, nous ne pouvons attirer aucune grande entreprise, ni même de développement résidentiel. Après la consultation publique qui a eu lieu au printemps dernier avec Hydro-Québec, j’ai appris que de la station Cadieux à Bryson jusqu’à l’île à l’Allumette, c’est plus ou moins une grosse rallonge électrique. Ce serait donc l’une des grandes priorités sur le plan économique. Encore une fois, l’autre chose, ce sont les communications, tous les types de communications – Internet, téléphones cellulaires, routes et sentiers

Je comprends que vous avez été congédié de votre poste à l’ESSC suite à une altercation avec un étudiant. Que s’est-il passé ?

Un incident très malheureux et regrettable s’est produit dans l’une de mes classes, où il y a eu une altercation avec une étudiante. Je le regrette sincèrement, mais il y avait tout un contexte que les gens ignorent, et qui pourrait expliquer comment l’incident s’est produit. Je sais que ce qui s’est passé est inexcusable, mais parfois, quand on ne s’occupe pas de son personnel, ces choses peuvent arriver.

C’est très malheureux. J’étais prêt à retourner enseigner le lendemain, mais on m’a dit d’attendre un appel. J’ai été suspendu avec traitement dans l’intervalle, et je n’ai jamais eu de nouvelles depuis.

J’avais une classe turbulente. Ils étaient tous entassés à la porte cinq minutes avant la fin du cours, impatients de sortir. J’essayais de les retenir et l’une de mes élèves ne cessait de donner des coups de pied dans la porte. Après lui avoir dit à plusieurs reprises de cesser, elle a eu le dessus, alors je lui ai donné un coup sur la jambe qu’elle utilisait pour taper dans la porte. Mais comme je l’ai dit, je n’ai jamais eu de nouvelles depuis, je n’ai jamais eu la chance de m’expliquer, c’est pourquoi je dis qu’il y a tout un contexte derrière cela, que les gens ignorent.

Pourquoi voter pour Jean-Pierre Landry ?

Parce que je suis bon ! J’ai toujours travaillé pour le gouvernement provincial et nous avons traité avec de nombreuses agences, donc là, c’est une bonne base. J’ai été conseiller municipal, donc j’ai des connaissances en affaires municipales. J’ai siégé à de nombreux conseils d’administration, donc je suis très à l’aise et familier avec les procédures d’assemblée et le décorum. Je connais les besoins de la région, et je suis parfaitement bilingue, ce qui est, je pense, un atout majeur dans ce poste.

Mon leadership, mon ambition, la fierté que j’ai pour le Pontiac. Le mieux que je puisse faire est de donner le meilleur de moi-même et de voir ce qui en ressort.

Bruno St-Cyr

Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous choisi l’Hôpital Pontiac pour cette entrevue ?

Je viens de la ville de Québec. J’ai travaillé à Québec, Montréal, Toronto. J’ai beaucoup déménagé parce que le travail m’a appelé à voyager et à relever de nouveaux défis. Maintenant, je suis au Pontiac depuis environ 20 ans, et j’aime la campagne, et il y a beaucoup de choses à faire. C’est pour cette raison que j’aimerais être le préfet des Pontiacois et Pontiçoises.

Nous sommes devant l’hôpital de Shawville parce que je suis membre du comité des usagers pour le Pontiac, et je représente le Pontiac au comité des usagers de l’Outaouais. [Le comité] est un endroit pour essayer de changer les choses, et aussi pour vérifier si tout va bien, et pour essayer d’obtenir un meilleur service de nos soins de santé. Mais ce n’est pas facile, mais ça vient. Le comité des usagers du Pontiac a fermé ses portes il y a quelques années. Nous sommes donc un nouveau groupe. Nous nous connaissons maintenant.

L'[espérance de vie] en Outaouais est de deux ans inférieure à la moyenne de la province de Québec, et de quatre ans inférieure à la plus élevée. Au Pontiac, vous ne voulez pas savoir. Il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas vivre plus de 84 ans au Pontiac. Il y a donc quelque chose à faire à ce sujet et je suis sûr que je pourrai le faire. Je viens du centre de recherche médicale de Québec, donc j’en sais beaucoup et si j’ai besoin de plus, je peux les appeler.

Pourquoi vous présentez-vous comme candidat à la préfecture ?

[Traduit du français :] Mon premier objectif est d’apporter le développement économique – une nécessité pour le Pontiac. Ici, nous avons toutes sortes de bonnes ressources naturelles. Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites, mais nous devons travailler tous ensemble vers un objectif commun pour faire du Pontiac un meilleur endroit où vivre. Il n’est pas normal que nous soyons l’une des dernières MRC de la province en termes de richesse, d’emplois, en termes de toutes sortes de choses. Ce n’est pas normal. Il y a des années, nous n’étions pas parmi les derniers. Pourquoi ne pas revenir à ce que nous étions ? Nous devons retrouver une meilleure qualité de vie.

Qu’est-ce qui est essentiel dans le rôle de préfet ?

Je ne veux pas être préfet pour pousser des projets. Chaque maire doit apporter des projets à la table pour sa municipalité. Ils connaissent leurs gens. Ils connaissent leurs installations. Ils savent ce qu’ils ont dans leur communauté. Je pense que chaque municipalité doit avoir pour objectif au moins un projet de développement par an. Parce que ce n’est pas au préfet de la MRC Pontiac de le faire, les projets doivent venir des gens.

Pourquoi feriez-vous un bon préfet ?

J’ai fait mon diplôme universitaire en administration des affaires, avant cela j’ai fait un certificat en philosophie et théologie, et avant cela j’ai fait un diplôme en pédagogie. Je pense que je serai capable de faire ce travail. Dans tous les postes que j’ai occupés auparavant, c’était toujours dans le développement des affaires – quand j’étais dans le secteur de l’énergie, quand j’étais dans les produits de construction, quand j’étais dans le centre de recherche, parce que j’ai travaillé au Centre de recherche industrielle du Québec, et oui, quand j’ai travaillé au centre de recherche médicale. J’étais toujours dans le développement des affaires, et le Pontiac a besoin de quelque chose comme ça. Et avec ça, j’ai beaucoup de contacts, ce qui pourrait aider.

Quelles seraient vos priorités durant votre première année ?

Je pense que la première chose serait de fixer des objectifs, par municipalité. Avec des objectifs, nous avons des résultats. Si chaque municipalité a pour objectif un ou deux projets de développement par an… et si elles ont besoin de mon aide, je serai là pour les aider. Mais je pense qu’il n’y a pas de petit projet de développement économique. Tous les projets de développement seront bons. Je sais que nous ne pouvons pas obtenir les grands. Mais nous sommes en 2025. Les entreprises ne sont pas les mêmes qu’au cours des cinq, dix, quinze dernières années. C’est toujours en mouvement. Mais nous pouvons faire quelque chose. Et je peux beaucoup aider, avec les contacts que j’ai.

Quel est, selon vous, l’élément clé du développement économique au Pontiac ?

Toutes les industries extérieures doivent être rouvertes si possible. Les maires doivent écouter les projets des entrepreneurs et travailler avec eux. Parfois, ils ont l’information, parfois non. S’ils ne l’ont pas, ils peuvent demander à la MRC, mais je suis sûr que c’est possible. Nous savons tous que dans les secteurs forestiers, nous avons besoin de beaucoup de choses pour fonctionner. Ce n’est pas facile. Mais dans notre région, parce que la qualité de la ressource est là, il peut être possible de faire quelque chose.

Nous devons faire exactement ce que le ministre veut faire. Nous ne pouvons pas pousser les spaghettis. Si les gens de Québec voient une opportunité pour cette région que nous n’avions pas vue auparavant, pourquoi ne pas écouter et travailler avec elle ?

Je ne suis pas là pour faire ce que je pense qui pourrait être fait. Je suis là pour ouvrir mon oreille et vérifier ce que nous pouvons faire avec ce que nous avons. Si nous voulons que la MRC fasse quelque chose pour l’ensemble du Pontiac, nous pouvons attendre, mais jusqu’à quand ? Et avons-nous le temps d’attendre ? Je suis sûr que non.

Pourquoi voter pour Bruno St-Cyr ?

J’ai toujours voulu être un gagnant. Parfois, nous ne le sommes pas, mais nous essayons. Et je sens que je veux vraiment être un gagnant pour la MRC Pontiac. Avec les connaissances que j’ai, avec l’éducation que j’ai, avec les gens qui sont au Pontiac, je me sens tout à fait à l’aise de faire ce qui doit être fait ici, autant sur le plan de la santé que sur le plan du développement économique.

Jane Toller

Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous choisi les Chutes Coulonge pour cette entrevue ?

Je suis actuellement préfète de la MRC Pontiac et j’ai choisi les Chutes Coulonge comme mon endroit préféré du Pontiac parce que je pense qu’à bien des égards, l’exploitation forestière a commencé ici. Et je suis très fière d’être issue de la famille Bryson. Il y a deux portraits [dans ce musée] – mon arrière-arrière-grand-père et mon arrière-grand-père, également George Bryson Jr., et à bien des égards, je me sens ici pour continuer leur travail. Parce qu’à leur époque, le Pontiac était l’un des comtés les plus riches et les plus importants du Canada, et quand je suis arrivée ici, les choses s’étaient effondrées, et j’ai trouvé les gens très désespérés. J’ai décidé, lorsque je me suis présentée en 2017 pour la préfecture, de dire que l’industrie forestière n’était pas morte.

Pourquoi vous présentez-vous comme candidate à la préfecture ?

J’ai l’énergie, j’ai l’intérêt, j’ai la motivation, et aussi, j’ai lancé quelques projets. Je n’en ai pas vraiment parlé parce que je n’aime pas promettre trop et livrer peu. En particulier, je me concentre sur un projet forestier. J’ai un œil sur l’usine Jovalco. Et j’ai des investisseurs, et nous avons un plan, qui sera axé sur la pâte et la biomasse.

Qu’est-ce qui est essentiel dans le rôle de préfet ?

C’est un rôle très important. Je pense vraiment que la qualification la plus importante est l’énergie, car pour être vraiment efficace et faire de son mieux pour les gens du Pontiac, il faut être prêt à travailler sept jours sur sept. Je dois dire que j’ai réalisé qu’on ne peut pas accomplir les choses aussi rapidement qu’on l’espérait. Je pensais qu’avec mon mandat de 11 priorités lors de mon premier mandat, elles seraient toutes terminées à la fin de quatre ans. Il faut comprendre que ce n’est pas une personne, ce n’est pas une dictature : je ne voudrais jamais cela de toute façon. Vous travaillez avec 18 maires. Et lorsque des décisions importantes doivent être prises, il faut avoir la majorité des maires d’accord. Et je ne suis pas la seule personne à avoir des idées. Je dois être une bonne auditrice, surtout si nous ne nous dirigeons pas dans une direction qui est soutenue par la majorité des gens du Pontiac.

Quelles sont deux choses que vous avez accomplies en tant que préfète ?

L’une des priorités était la revitalisation de nos villages dans nos différentes municipalités. Ce que j’ai pu faire initialement, c’est obtenir 10 000 $ pour chacune d’entre elles grâce à un fonds FRR 1 qui a permis de nouvelles signalisations et, dans certains cas, de l’aménagement paysager. La meilleure chose a été l’argent du FRR 4 qui nous a donné 5 millions au cours des cinq dernières années, et nous pouvons voir les preuves de la revitalisation dans toutes nos municipalités. Je n’ai pas fourni cet argent, mais j’ai plaidé pour que le Québec rural ne soit pas oublié.

J’avais [également] dit que l’une de mes priorités était d’augmenter le recyclage et le compostage. Je pense que le discours sur la valorisation énergétique des déchets a joué un rôle très important et positif pour nous engager enfin tous à décider quoi faire de nos déchets. Je rends hommage à Nina [Digioaccino], qui fait partie de notre personnel. Et grâce à cela, chaque municipalité a maintenant un plan de compostage et de recyclage.

Avez-vous appris quelque chose des critiques et de l’opposition que votre proposition d’incinérateur a suscités ?

Cela m’a appris quelque chose que j’ai toujours su, c’est qu’il faut écouter. Ce qui me préoccupait dans cette affaire, c’était toute l’idée que ce soit très malsain et que cela effrayait les gens, et je détestais voir cela. Nous n’aurions jamais proposé quelque chose de dangereux ou de malsain. Je n’ai aucun regret. C’était une expérience. On ne sait jamais tant qu’on n’essaie pas. Et il a fallu du courage pour être la personne qui le promouvait. Mais n’oublions pas – pendant une bonne partie de cette période, nous avions 18 maires qui soutenaient. Les choses se sont effondrées quand, je pense, la peur s’est répandue. Les gens assistaient aux réunions du conseil et les maires et les conseils n’avaient jamais vu un tel type d’opposition. En fin de compte, j’ai en fait décidé que cette belle nature sauvage n’a pas besoin d’un incinérateur. Quand la réalité est qu’un nombre important de personnes s’inquiètent de leur santé ou sont contrariées, alors soit vous n’avez pas bien communiqué au départ, soit cela ne vaut plus la peine de continuer.

Quelles seraient vos priorités durant la première année ?

[Traduit du français :] Les deux priorités les plus importantes pour moi pour les quatre prochaines années sont le développement économique et les soins de santé pour la MRC Pontiac.

Mais j’ai sept priorités – mettre fin aux pannes de courant fréquentes en insistant sur une meilleure infrastructure, stimuler la création d’emplois, protéger nos travailleurs de la santé actuels et exiger un salaire égal à celui de l’Ontario, mettre en place un service de taxi, promouvoir le partage des services municipaux, ouvrir les infrastructures agricoles locales et éliminer les zones mortes en utilisant la couverture satellite promise par le gouvernement provincial.

Pourquoi voter pour Jane Toller ?

Je crois que les gens savent que si je suis réélue, je travaillerai fort et que je travaille pour eux. Je suis toujours disponible pour écouter et nous avons beaucoup de travail à faire. La raison pour laquelle je suis ici est que ce sont mes racines, parce que j’étais disposée à être une investisseuse, mais ma principale raison est d’essayer de faire de mon mieux pour assurer que le Pontiac devienne à nouveau un endroit prospère où vivre, travailler et se divertir, pour améliorer la qualité de vie de tous afin que chacun puisse se permettre d’y vivre.

Register or subscribe to read this content

Thanks for stopping by! This article is available to readers who have created a free account or who subscribe to The Equity.

When you register for free with your email, you get access to a limited number of stories at no cost. Subscribers enjoy unlimited access to everything we publish—and directly support quality local journalism here in the Pontiac.

Register or Subscribe Today!

 

Log in to your account

ADVERTISEMENT

More Local News

Rencontrez les candidats à la préfecture de la MRC Pontiac

sophie@theequity.ca

How to Share on Facebook

Unfortunately, Meta (Facebook’s parent company) has blocked the sharing of news content in Canada. Normally, you would not be able to share links from The Equity, but if you copy the link below, Facebook won’t block you!

Subscribe or Register for Free

Thanks for visiting!  Support quality local journalism by subscribing to The Equity today or register for free and get access to a limited number of articles each and every month. 

Already subscribed?  Click here to log in.