Nurses reject tentative deal
by Sophie Kuijper Dickson
Quebec
Apr. 13, 2024
The province’s largest nurses’ union has voted to reject the tentative deal the union reached with the government in March.
The Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), the union representing over 80,000 nurses and healthcare specialists in the province, recommended its members support the agreement in principle in March, after 16 months of negotiations and several different mobilization actions, including eight days of strikes late last year.
During three days of electronic voting from Apr. 10-12, 61 per cent of the union members who participated in the vote decided the agreement was not good enough. Voter turnout was 77 per cent.
On the last day of voting, Shawville nurse Trish White Milford told THE EQUITY she had heard from many nurses who were not sure they were going to support the agreement.
“Honestly there were a lot of us that were talking about it and it’s hard to say yes or no to either because we don’t want to end up losing out what’s there if we vote no, but then if we vote yes, it’s not everything that we want either,” she said.
“We could end up loosing everything we’ve already fought for so it’s kind of a tough situation and people are on the fence.”
She said the salary offer of 17.4 per cent remained a sticking point for people she was hearing from.
“Most people want a little bit more of a pay raise,” White Milford said, noting the salary offer was often compared to the 21 per cent salary increase the province offered police officers in September – an offer that was rejected.
She said one win she could see in the tentative agreement was that the province would cover 50 per cent of the cost of license renewal nurses have to pay every year.
A big anxiety for White Milford as she watched the negotiations unfold was what would happen with province’s desire to force nurses to work in communities other than their own.
“I’ve worked in Shawville only so if I come into work and they decide to tell me ‘Trish you’re going to Maniwaki in ICU’, well I’m not comfortable doing that,” she said.
“My position is in Shawville. If I wanted to work somewhere else I would apply somewhere else or work as an agency nurse.”
She said she had heard that the union had managed to take forced relocation out of the final tentative agreement, in exchange for a reduced salary increase.
THE EQUITY did not hear back from Pontiac or Outaouais representatives for the union to confirm this before publication deadline.
Caroline Presseau has worked as a nurse in Shawville for 25 years, 15 of which were in the hospital’s now closed obstetrics unit.
“It’s a big deal that [the agreement] was refused,” she said, noting that she believes most of her colleagues did not have their heads around the minutia of the details they were voting on.
She said the union made a two-hour presentation earlier this month in which it ran through at least 20 different issues addressed in the new tentative deal.
“There are so many clauses, it’s unreal.”
For Presseau, the agreement’s salary offer was the greatest disapointment out of all the changes it proposed.
The 17.4 per cent increase would not have made a difference to her, as she has already reached the highest pay level possible, but she believes a better offer would make a difference to the region’s ability to retain young nurses.
“The only thing we need, it’s to get more staff. And there’s a few things that need to be changed to make that possible, because everybody is just exhausted now,” she said, noting a salary increase beyond the tabled amount is most critical to this ambition.
According to the FIQ press release from Mar. 19 when the tentative deal was first reached, the deal also included a new framework for mandatory overtime, which was only to be used in emergencies, funds dedicated to relieving the surgery backlog across the province, a commitment by the government to gradually implement patient-worker ratios, as well as bonuses for the critical holiday and summer periods.
In a statement posted to its website following the vote, FIQ said “in the next few days and weeks, we will review the situation with your union representatives and return to the bargaining table.”
In a comment made on social media platform X following the rejection of the tentative agreement, the president of Quebec’s treasury board Sonia LeBel acknowledged the decision.
“We are going to meet with the union to understand what is wrong,” LeBel wrote in french. “However, the context and our objectives will remain the same, particularly in terms of flexibility.”
Les infirmières rejettent l’entente de principe
par Sophie Kuijper Dickson
Québec
13 avril 2024
Le plus grand syndicat d’infirmières de la province a voté contre l’entente de principe que le syndicat avait conclue avec le gouvernement en mars.
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente plus de 80 000 infirmières et professionnelles en soins de la province, avait recommandé à ses membres d’appuyer l’entente de principe en mars, après 16 mois de négociations et plusieurs actions de mobilisation, dont huit jours de grève à la fin de l’année dernière.
Lors de trois jours de vote électronique, du 10 au 12 avril, 61 % des membres du syndicat ayant participé au scrutin ont jugé que l’entente n’était pas satisfaisante. Le taux de participation était de 77 %.
Le dernier jour du vote, Trish White Milford, infirmière à Shawville, a confié à THE EQUITY avoir entendu de nombreuses infirmières qui ne savaient pas si elles allaient appuyer l’entente.
« Honnêtement, beaucoup d’entre nous en parlaient et c’est difficile de dire oui ou non, car nous ne voulons pas perdre ce qui a été obtenu si nous votons non, mais si nous votons oui, ce n’est pas tout ce que nous voulons non plus », a-t-elle déclaré.
« Nous pourrions finir par perdre tout ce pour quoi nous nous sommes déjà battues, c’est donc une situation difficile et les gens hésitent. »
Elle a indiqué que l’offre salariale de 17,4 % demeurait un point litigieux pour les personnes qu’elle rencontrait.
« La plupart des gens veulent une petite augmentation de salaire supplémentaire », a dit Mme White Milford, notant que l’offre salariale était souvent comparée à l’augmentation de salaire de 21 % que la province avait offerte aux policiers en septembre — une offre qui avait été rejetée.
Elle a dit qu’un gain qu’elle voyait dans l’entente de principe était que la province couvrirait 50 % du coût du renouvellement de permis que les infirmières doivent payer chaque année.
Une grande source d’inquiétude pour Mme White Milford, alors qu’elle observait le déroulement des négociations, était ce qui se passerait avec le désir de la province de forcer les infirmières à travailler dans des communautés autres que les leurs.
« J’ai travaillé uniquement à Shawville, alors si j’arrive au travail et qu’on me dit ‘Trish, tu vas à Maniwaki, aux soins intensifs’, eh bien, je ne suis pas à l’aise de faire ça », a-t-elle déclaré.
« Mon poste est à Shawville. Si je voulais travailler ailleurs, je postulerais ailleurs ou je travaillerais comme infirmière d’agence. »
Elle a dit avoir entendu dire que le syndicat avait réussi à retirer la relocalisation forcée de l’entente de principe finale, en échange d’une augmentation salariale réduite.
THE EQUITY n’a pas obtenu de réponse des représentants syndicaux de Pontiac ou de l’Outaouais pour confirmer cela avant la date limite de publication.
Caroline Presseau travaille comme infirmière à Shawville depuis 25 ans, dont 15 ans à l’unité d’obstétrique de l’hôpital, maintenant fermée.
« C’est un événement important que [l’entente] ait été refusée », a-t-elle déclaré, notant qu’elle croit que la plupart de ses collègues n’avaient pas bien saisi les moindres détails sur lesquels elles votaient.
Elle a ajouté que le syndicat avait fait une présentation de deux heures plus tôt ce mois-ci, au cours de laquelle il a passé en revue au moins 20 questions différentes abordées dans la nouvelle entente de principe.
« Il y a tellement de clauses, c’est irréel. »
Pour Mme Presseau, l’offre salariale de l’entente était la plus grande déception parmi tous les changements qu’elle proposait.
L’augmentation de 17,4 % n’aurait fait aucune différence pour elle, car elle a déjà atteint l’échelon salarial le plus élevé possible, mais elle croit qu’une meilleure offre ferait une différence pour la capacité de la région à retenir les jeunes infirmières.
« La seule chose dont nous avons besoin, c’est d’avoir plus de personnel. Et il y a quelques choses qui doivent être changées pour que cela soit possible, car tout le monde est juste épuisé maintenant », a-t-elle déclaré, notant qu’une augmentation salariale au-delà du montant proposé est la plus cruciale pour atteindre cet objectif.
Selon le communiqué de presse de la FIQ du 19 mars, lorsque l’entente de principe a été conclue pour la première fois, l’entente comprenait également un nouveau cadre pour le temps supplémentaire obligatoire, qui ne devait être utilisé qu’en cas d’urgence, des fonds dédiés à la réduction de l’arriéré chirurgical à travers la province, un engagement du gouvernement à mettre en œuvre progressivement des ratios patients-professionnels, ainsi que des primes pour les périodes de vacances et d’été critiques.
Dans une déclaration affichée sur son site web après le vote, la FIQ a déclaré que « dans les prochains jours et semaines, nous allons revoir la situation avec vos représentantes et représentants syndicaux et retourner à la table de négociation. »
Dans un commentaire publié sur la plateforme de médias sociaux X après le rejet de l’entente de principe, la présidente du Conseil du Trésor du Québec, Sonia LeBel, a pris acte de la décision.
« Nous allons rencontrer le syndicat pour comprendre ce qui ne va pas », a écrit Mme LeBel. « Cependant, le contexte et nos objectifs demeureront les mêmes, notamment en matière de flexibilité. »








