People working in healthcare and education in the Outaouais are criticizing the Quebec government’s 2025/2026 budget, tabled last week, for not investing enough in these critical social services.
The $165-billion budget, titled “For a strong Québec,” was pitched by Finance Minister Eric Girard as critical to supporting Quebecers through economic challenges induced by the ongoing trade war with the United States.
But Pontiac MNA André Fortin says that besides the $450 million earmarked for helping Quebec businesses weather the incoming tariffs, the budget contains few measures directly related to supporting Quebecers through the trade war, and that the majority of the province’s deficit can be attributed to mismanaged spending.
“The $14-billion deficit is a structural deficit. It is not in response to potential tariffs,” Fortin said, noting the projected $13.6-billion deficit is the largest in the province’s history.
“On the other [hand], they are cutting funding for healthcare and education, which are the two largest spending envelopes . . . It’s a bit of a head scratcher, as to how the Quebec government is in this situation, but when you look at some of the financial decisions the Quebec CAQ government has made over the last little while, maybe it makes sense.”
Fortin pointed to Quebec’s recent SAAQclic scandal and failed investments in companies like NorthVolt and Taiga over the years as examples of what he believes to be financial mismanagement.
While both healthcare and education received slightly larger budgets than they did last year, neither received enough to keep up with inflation.
Healthcare spending will receive a three per cent increase for the whole province over the next year.
“We don’t know yet what that will mean for our region, but at three per cent, that’s barely enough to maintain existing services,” said Jean Pigeon, founder of healthcare advocacy group SOS Outaouais.
“The health minister has acknowledged that these rates would not cover the system costs, [including] wage increases and inflation [ . . . ] How can we possibly think that this is not disguising other cuts, and further erosion of the healthcare system?”
Fortin said the government allocated money for the new hospital it plans to build in Gatineau, but that this project, still many years away, doesn’t do anything to address the region’s immediate healthcare needs.
“If you don’t invest in finding and attracting candidates and offering them good working conditions, then all we’re going to do is build four walls and have nobody in them to treat people, so that’s the part that’s lacking right now,” he said.
Radio-Canada reported the CAQ’s Plan québécois des infrastructures (PQI) included $1.7 billion for health and social services in the Outaouais over the next ten years, destined for the new Gatineau hospital and the expansion of the Centre d’hébergement de la Vallée-de-la-Lièvre.
Despite these larger investments, Fortin said the Outaouais is still not receiving its fair share of the infrastructure budget.
“The Outaouais represents 4.7 per cent of the population in Quebec. In this budget, we’re getting 3.6 per cent of the infrastructure spend. That means we’re underfunded on our roads, the public transit is underfunded, our primary and elementary schools will be underfunded . . . and so we’re being short-changed about 25 cents on the dollar for every buck we send to Quebec City.”
Education cuts loom
Fortin said investments in the province’s education system are no better.
“The government is giving them about a two per cent increase in their year-over-year budget [ . . . ] But all of that two per cent and more will be directly allocated to teachers’ salaries, so in order to pay for teachers’ salaries there will have to be cuts in other places.”
Pascal Proulx, assistant director general of the Western Quebec School Board, said while the board has yet to receive its 2025-2026 operating budget from the province, he anticipates more belt-tightening.
“It is too early to predict the exact amount we will need to cut, but it is certain that a significant effort will have to be made,” he wrote in an email to THE EQUITY, noting the paring back of already allocated investment budgets wil mean renovation projects at some schools will also have to be postponed.
Lumber trucking program renewed
One win for the Outaouais region in this year’s Quebec budget is the renewal of a subsidy program from the Ministry of Natural Resources and Forests that helps get the region’s hardwood to market. The budget sets aside $7 million over two years to continue the program to sell low-quality hardwood from the Outaouais and Laurentides regions.
“There’s one thing that I think will be appreciated that I can find in [the budget], and that is the program to send some of our wood outside of the region [ . . . ] it is continuing, while some of the Outaouais factories are down,” Fortin said.
“That is something that was needed for the region and so it’s prolonging that existing program.”
Les travailleurs de la santé et de l’éducation en Outaouais critiquent le budget 2025-2026 du gouvernement du Québec, déposé la semaine dernière, pour son manque d’investissements dans ces services sociaux essentiels.
Le budget de 165 milliards de dollars, intitulé « Pour un Québec fort », a été présenté par le ministre des Finances, Eric Girard, comme essentiel pour soutenir les Québécois à travers les défis économiques induits par la guerre commerciale en cours avec les États-Unis.
Mais le député de Pontiac, André Fortin, affirme qu’outre les 450 millions de dollars alloués pour aider les entreprises québécoises à faire face aux tarifs douaniers à venir, le budget contient peu de mesures directement liées au soutien des Québécois pendant la guerre commerciale, et que la majorité du déficit de la province peut être attribuée à une mauvaise gestion des dépenses.
« Le déficit de 14 milliards de dollars est un déficit structurel. Il ne répond pas à d’éventuels tarifs douaniers », a déclaré Fortin, notant que le déficit projeté de 13,6 milliards de dollars est le plus important de l’histoire de la province.
« D’un autre côté, ils réduisent le financement de la santé et de l’éducation, qui sont les deux plus grandes enveloppes de dépenses. . . C’est un peu déroutant de savoir comment le gouvernement du Québec se retrouve dans cette situation, mais quand on regarde certaines des décisions financières que le gouvernement de la CAQ a prises ces derniers temps, cela a peut-être du sens. »
Fortin a cité le récent scandale de SAAQclic au Québec et les investissements ratés dans des entreprises comme NorthVolt et Taiga au fil des ans comme exemples de ce qu’il considère comme une mauvaise gestion financière.
Bien que la santé et l’éducation aient toutes deux reçu des budgets légèrement plus importants que l’an dernier, aucune n’a reçu suffisamment pour suivre l’inflation.
Les dépenses de santé recevront une augmentation de trois pour cent pour l’ensemble de la province au cours de la prochaine année.
« Nous ne savons pas encore ce que cela signifiera pour notre région, mais à trois pour cent, c’est à peine suffisant pour maintenir les services existants », a déclaré Jean Pigeon, fondateur du groupe de défense des soins de santé SOS Outaouais.
« Le ministre de la Santé a reconnu que ces taux ne couvriraient pas les coûts du système, [ . . . ] y compris les augmentations de salaire et l’inflation [ . . . ] Comment pouvons-nous penser que cela ne dissimule pas d’autres coupes et une érosion supplémentaire du système de santé ? »
Fortin a déclaré que le gouvernement avait alloué des fonds pour le nouvel hôpital qu’il prévoit de construire à Gatineau, mais que ce projet, encore lointain, ne fait rien pour répondre aux besoins immédiats de la région en matière de soins de santé.
« Si vous n’investissez pas dans la recherche et l’attraction de candidats et en leur offrant de bonnes conditions de travail, alors tout ce que nous allons faire, c’est construire quatre murs et n’avoir personne à l’intérieur pour traiter les gens, c’est donc la partie qui fait défaut actuellement », a-t-il déclaré.
Radio-Canada a rapporté que le Plan québécois des infrastructures (PQI) de la CAQ comprenait 1,7 milliard de dollars pour la santé et les services sociaux en Outaouais au cours des dix prochaines années, destinés au nouvel hôpital de Gatineau et à l’agrandissement du Centre d’hébergement de la Vallée-de-la-Lièvre.
Malgré ces investissements plus importants, Fortin a déclaré que l’Outaouais ne recevait toujours pas sa juste part du budget des infrastructures.
« L’Outaouais représente 4,7 pour cent de la population du Québec. Dans ce budget, nous obtenons 3,6 pour cent des dépenses en infrastructures. Cela signifie que nos routes sont sous-financées, le transport en commun est sous-financé, nos écoles primaires et élémentaires seront sous-financées. . . et nous sommes donc lésés d’environ 25 cents sur chaque dollar que nous envoyons à Québec. »
Des coupes en éducation se profilent
Fortin a déclaré que les investissements dans le système éducatif de la province ne sont pas meilleurs.
« Le gouvernement leur accorde une augmentation d’environ deux pour cent dans leur budget d’année en année [ . . . ] Mais la totalité de ces deux pour cent et plus sera directement allouée aux salaires des enseignants, donc pour payer les salaires des enseignants, il faudra faire des coupes ailleurs. »
Pascal Proulx, directeur général adjoint de la Commission scolaire Western Quebec, a déclaré que bien que la commission scolaire n’ait pas encore reçu son budget de fonctionnement 2025-2026 de la province, il anticipe un resserrement budgétaire supplémentaire.
« Il est trop tôt pour prédire le montant exact que nous devrons couper, mais il est certain qu’un effort important devra être fait », a-t-il écrit dans un courriel à THE EQUITY, notant que la réduction des budgets d’investissement déjà alloués signifiera que des projets de rénovation dans certaines écoles devront également être reportés.
Programme de transport du bois renouvelé
Une victoire pour la région de l’Outaouais dans le budget du Québec de cette année est le renouvellement d’un programme de subvention du ministère des Ressources naturelles et des Forêts qui aide à commercialiser le bois franc de la région. Le budget prévoit 7 millions de dollars sur deux ans pour poursuivre le programme de vente de bois franc de faible qualité des régions de l’Outaouais et des Laurentides.
« Il y a une chose qui, je pense, sera appréciée et que je peux trouver dans [le budget], et c’est le programme d’envoi d’une partie de notre bois en dehors de la région [ . . . ] il se poursuit, alors que certaines usines de l’Outaouais sont à l’arrêt », a déclaré Fortin.
« C’est quelque chose qui était nécessaire pour la région et cela prolonge donc ce programme existant. »















