Au Directeur général d’Élections Québec,
Cette note veut donner une voix aux résidents, surtout anglophones, de Portage-du-Fort, comté de Pontiac (section de vote 18). Ils ne le savent pas encore et au moment ou ils le sauront (vers le 28 septembre) il sera trop tard!
Je parle du fait qu’ils devront se rendre dans le village voisin (Bryson) pour voter le 1er octobre 2018. Il est vrai que c’est déjà arrive il y a plus de quatre ans et ce fût pénible mais depuis, à la fois pour les élections fédérales que pour celles municipales, on a toujours su trouver les moyens pour nous permettre de voter chez-nous. Comment se fait-il qu’à élections Québec on ne puisse faire de même?
Parce qu’on est peu nombreux – mais quand-même assez pour établir une section de vote, parce qu’on est anglophones, parce que la populations est âgée, parce qu’on n’aime pas se plaindre (ou on ne peut pas le faire en français) ou parce qu’on croit encore naïvement qu’il y a quelqu’un qui se soucie de nous et de nos droits?
Apparemment, on semble être complètement oubliés (encore) dans ce processus. J’ai dû faire des démarches sur place, lors de ma formation comme scrutateur pour le BVA pour qu’on réalise que notre section de vote (18) n’avait pas été assignée. On l’a donc jumelée à Bryson (qui accueille déjà les sections de vote 19 et 20), de façon cavalière, faute d’avoir fait des arrangements préalables avec l’hôtel de ville, la salle municipale, la salle paroissiale, l’école des arts ou même l’édifice de l’auberge de Portage du Fort.
Trop tard? Les gens ne recevront l’avis leur indiquant le lieu du vote que le 28 septembre. À ce moment, ils réaliseront qu’ils doivent se déplacer hors de la municipalité pour voter. La date limite pour la demande pour voter à domicile sera passée (17 septembre) et ce, pour ceux qui savent même que ça existe (peu de personnes dans le village) et les bureaux de vote par anticipation auront été fermés dès le 27 septembre faisant en sorte que ceux qui ne se seront pas présentés au scrutin avancé devront faire des arrangements de dernière minute pour aller voter ailleurs le jour du scrutin. Permettez-moi de douter qu’ils se fasse en grand nombre …
Si ce geste voire ce droit démocratique est aussi important qu’on veut nous le laisser entendre, pourquoi ne pas en faciliter l’exercice en maintenant les procédures habituelles qui donnent les résultats voulus. Autrement, on risque de se mesurer à une population qui manquera de voter à cause des difficultés qu’on lui cause ce n ‘est pas carrément par principe: ignorés, on se fera entendre par notre silence.
Et dire qu’on dépense énergies et ressources pour établir des tables de scrutin factices à chaque bureau de vote pour les jeunes de 3 à 17 ans – ridicule.
Nicole Thompson
Portage-du-Fort, Qué.











