It’s been (rudely) brought to my attention recently that I’ve been reporting on this community for a decade.
I arrived in Shawville to work as a reporter for THE EQUITY back in August 2016, one of the few members of my class at journalism school to land a full-time job in the field. I didn’t have a car back then, let alone a clue about what I was doing.
The two reporters I started working with both departed by October, and with that, I began player-coaching as assistant editor alongside a buddy of mine from school, Chris Lowrey. If you go back and look at the stretch of papers starting in November 2016, you can spot the tell-tale signs of debutants faking it until we made it.
I owe a lot to Chris for teaching me how to deal with people and how to stand up for myself when someone was being confrontational. The guy is built to argue. Debating with him about everything from editorial topics to what really happened on 9/11 sharpened my rhetorical skills, though the folks downstairs probably didn’t appreciate the amount of coarse language reaching customers’ ears.
Another college buddy Donald Teuma-Castelletti joined the team for a spell, and I dare say the paper started looking professional in this period.
Trump was first elected to office that fall. I remember doing streeters in the Valu-mart parking lot asking people their opinion on the matter. At the time it seemed like a ludicrous joke, one that’s gotten a whole lot less funny.
Here I am, already in old man storytelling mode. Where does the time go?
I worked with probably half a dozen other reporters during my first stint with the paper, which ended in June 2021, when I left to work at CHIP 101.9 in Fort-Coulonge. I owe a lot to the crew there, especially the manager at the time, François Carrier, for their patience with my horrific French and for teaching me about broadcasting.
I worked there for just shy of four years, before my return to the paper about a year ago (can’t get rid of me that easy).
Having returned to print after a hiatus, there are many differences from when I began my career.
AI wasn’t really a thing back then, or at least it didn’t seem to be a threat to civilized society as a whole. Even social media, which existed back in the Jurassic period when I started writing professionally, seems to have invaded more and more of the public consciousness.
Despite news organizations being banned from Zuckerberg’s platforms for several years now, it’s still where a huge portion of the population finds out what’s happening in their communities. Journalism as an industry wasn’t in a great place when I first joined the workforce, and it seems like its downward trajectory will continue for the most part.
I’ve looked into taxidermy school and joining a monastery, but for now I suppose I’ll stick with what I know. Trying to keep Pontiacers better informed about their region has been my only real job, and while there’s plenty to be discouraged about, both locally and in the world at large, community news is still something I believe is valuable.
Regardless of where the next decade takes myself, or this institution, I want to thank everyone that’s given me their time or shared their story. I’d also like to thank anyone that took the time to point out when I blundered. It’s embarrassing to issue a correction, but it’s worse to have no one care enough to point out your mistakes. I also want to thank my co-workers here at THE EQUITY for welcoming me (twice) with open arms.
Ten years is a long time. I feel privileged to report on such a beautiful, friendly place.
I’ll see you around.
Il m’a été (grossièrement) rappelé récemment que je couvre cette communauté depuis une décennie.
Je suis arrivé à Shawville pour travailler comme reporter pour THE EQUITY en août 2016, l’un des rares de ma classe de journalisme à décrocher un emploi à temps plein dans le domaine. Je n’avais pas de voiture à l’époque, et encore moins la moindre idée de ce que je faisais.
Les deux reporters avec qui j’avais commencé à travailler sont partis en octobre, et j’ai alors commencé à être reporter et rédacteur en chef adjoint, en compagnie d’un ami d’école, Chris Lowrey. Si vous reprenez la série de journaux à partir de novembre 2016, vous remarquerez les signes révélateurs de débutants qui faisaient semblant jusqu’à ce qu’ils maîtrisent le métier.
Je dois beaucoup à Chris de m’avoir appris à gérer les gens et à m’affirmer quand quelqu’un se montrait conflictuel. Ce gars est né pour argumenter. Discuter avec lui de tout, des sujets éditoriaux à ce qui s’est réellement passé le 11 septembre, a aiguisé mes compétences oratoires, bien que les gens d’en bas n’aient probablement pas apprécié la quantité de langage grossier qui parvenait aux oreilles des clients.
Un autre ami de l’université, Donald Teuma-Castelletti, s’est joint à l’équipe pour un temps, et j’ose dire que le journal a commencé à avoir l’air professionnel durant cette période.
Trump a été élu pour la première fois cet automne-là. Je me souviens d’avoir fait des micro-trottoirs dans le stationnement du Valu-mart, demandant aux gens leur avis sur la question. À l’époque, cela ressemblait à une blague ridicule, une blague qui est devenue beaucoup moins drôle.
Me voilà déjà en mode « récit de vieil homme ». Où le temps passe-t-il ?
J’ai travaillé avec probablement une demi-douzaine d’autres reporters durant mon premier passage au journal, qui s’est terminé en juin 2021, lorsque je suis parti travailler à CHIP 101.9 à Fort-Coulonge. Je dois beaucoup à l’équipe là-bas, surtout au directeur de l’époque, François Carrier, pour leur patience avec mon français horrible et pour m’avoir enseigné la radiodiffusion.
J’y ai travaillé pendant un peu moins de quatre ans, avant mon retour au journal il y a environ un an (on ne se débarrasse pas de moi si facilement).
De retour à l’imprimé après une pause, il y a de nombreuses différences par rapport à mes débuts de carrière.
L’IA n’était pas vraiment une chose à l’époque, ou du moins elle ne semblait pas menacer la société civilisée dans son ensemble. Même les médias sociaux, qui existaient déjà à l’ère jurassique quand j’ai commencé à écrire professionnellement, semblent avoir envahi de plus en plus la conscience publique.
Malgré que les organisations de presse soient bannies des plateformes de Zuckerberg depuis plusieurs années maintenant, c’est toujours là qu’une grande partie de la population découvre ce qui se passe dans leurs communautés. Le journalisme en tant qu’industrie n’était pas en excellente posture quand j’ai rejoint le marché du travail, et il semble que sa trajectoire descendante continuera en grande partie.
J’ai envisagé une école de taxidermie et de me joindre à un monastère, mais pour l’instant, je suppose que je m’en tiendrai à ce que je connais. Essayer de mieux informer les Pontiacois sur leur région a été mon seul vrai travail, et bien qu’il y ait beaucoup de raisons d’être découragé, tant au niveau local que dans le monde entier, les nouvelles communautaires sont toujours quelque chose que je crois précieux.
Peu importe où la prochaine décennie me mènera, ou mènera cette institution, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont accordé de leur temps ou partagé leur histoire. Je voudrais également remercier toute personne qui a pris le temps de me signaler quand j’ai fait une erreur. Il est embarrassant de publier une correction, mais c’est pire de ne voir personne se soucier suffisamment pour signaler vos erreurs. Je tiens également à remercier mes collègues ici à THE EQUITY de m’avoir accueilli (deux fois) à bras ouverts.
Dix ans, c’est long. Je me sens privilégié de faire des reportages sur un endroit si beau et si accueillant.
Au plaisir de vous revoir.

















