Over the weekend, it was reported that three department heads with the regional health authority CISSSO had stepped down in response to Bill 2, the controversial healthcare law the CAQ signed into existence on Oct. 24 to overhaul the way doctors are reimbursed across the province.
According to Radio-Canada, Dr. Éric Bégin, the CISSSO’s head of surgery, Dr. Trevor Hennessey, head of anesthesiology, and Dr. Lionel Ange Poungui, head of gynecological/obstetrical services, have all announced their resignations since the bill was signed into law. CISSSO has said the departures would not cause any disruptions to services or surgeries.
The bill’s previous iteration, Bill 106, was met with much criticism over the previous months, with doctors associations saying the performance metrics it introduces would lead to “fast-food medicine”, prioritizing the quantity of patients seen over the quality of care delivered.
In addition, the new version of the bill adds penalties up to $500,000 for those who take “concerted action” against the government’s policies. Doctors’ associations had previously used pressure tactics such as refusing to teach medical students in response to the government’s actions.
Pontiac MNA and former health critic André Fortin said the contentious debates around the issue have created a toxic environment for doctors. He said that in terms of improving efficiency, there was a lot that’s outside of the doctor’s hands.
“They called doctors all sorts of names, they created a toxic relationship between government and doctors, and they’re not giving doctors any more resources to meet these objectives,” he said. “For example, the operating block at the Gatineau Hospital, there’s seven of them and two of them are in operation because they don’t have enough nurses. If government wants to put on doctors the responsibilities of operating on more patients, it has to provide them with more nurses, more operating room time, which it’s not ready to do.”
Fortin said that he had heard that as many as 200 doctors who had expressed their interest in working in either Ontario or New Brunswick, which he said would be bad news for their patients if they do leave.
“As a party we’ve got one message for Quebec doctors and that is, give us a year. Wait for the next elections, don’t go now, there’s a better way forward here,” he said. “The CAQ government only has 10 or 11 months left to its mandate. We’re pleading for doctors to take their time and we will find a way to work on changing the way they get paid, and do it with them rather than against them.”
Jean Pigeon, the head of SOS Outaouais, an organization advocating for improving the health care system in western Quebec, said that the proximity of a major centre like Ottawa leaves the system vulnerable to departures.
“It’s very easy for people to make the decision to just cross a bridge every morning to work in another province,” he said. “So this bill that just passed will have an effect on the provincial scale, but we think the Outaouais region will be deeply [impacted] first because of the proximity we have with Ontario.”
Au cours du week-end, il a été rapporté que trois chefs de département de l’autorité régionale de santé, le CISSSO, avaient démissionné en réponse au projet de loi 2, la loi controversée sur la santé que la CAQ a promulguée le 24 octobre afin de remanier la façon dont les médecins sont rémunérés à travers la province.
Selon Radio-Canada, le Dr Éric Bégin, chef de la chirurgie au CISSSO, le Dr Trevor Hennessey, chef de l’anesthésiologie, et le Dr Lionel Ange Poungui, chef des services de gynécologie-obstétrique, ont tous annoncé leur démission depuis la promulgation du projet de loi. Le CISSSO a déclaré que ces départs ne causeraient aucune perturbation des services ou des chirurgies.
La version précédente du projet de loi, le projet de loi 106, a été vivement critiquée au cours des mois précédents, les associations de médecins affirmant que les indicateurs de performance qu’il introduit conduiraient à une « médecine fast-food », privilégiant la quantité de patients vus au détriment de la qualité des soins prodigués.
De plus, la nouvelle version du projet de loi ajoute des amendes allant jusqu’à 500 000 $ pour ceux qui entreprennent des « actions concertées » contre les politiques gouvernementales. Les associations de médecins avaient déjà utilisé des tactiques de pression, comme le refus d’enseigner aux étudiants en médecine en réponse aux actions du gouvernement.
Le député de Pontiac et ancien critique en matière de santé, André Fortin, a déclaré que les débats litigieux autour de la question avaient créé un environnement toxique pour les médecins. Il a ajouté qu’en matière d’amélioration de l’efficacité, de nombreux éléments échappaient au contrôle des médecins.
« Ils ont traité les médecins de tous les noms, ils ont créé une relation toxique entre le gouvernement et les médecins, et ils ne donnent plus aux médecins les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs », a-t-il dit. « Par exemple, au bloc opératoire de l’Hôpital de Gatineau, il y en a sept et seulement deux sont en fonction parce qu’ils n’ont pas assez d’infirmières. Si le gouvernement veut confier aux médecins la responsabilité d’opérer plus de patients, il doit leur fournir plus d’infirmières, plus de temps de salle d’opération, ce qu’il n’est pas prêt à faire. »
M. Fortin a déclaré avoir entendu dire que pas moins de 200 médecins avaient exprimé leur intérêt à travailler en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, ce qui, selon lui, serait une mauvaise nouvelle pour leurs patients s’ils venaient à partir.
« En tant que parti, nous avons un message pour les médecins québécois : donnez-nous un an. Attendez les prochaines élections, ne partez pas maintenant, il y a une meilleure voie à suivre », a-t-il déclaré. « Le gouvernement de la CAQ n’a plus que 10 ou 11 mois à son mandat. Nous implorons les médecins de prendre leur temps et nous trouverons un moyen de travailler à modifier leur mode de rémunération, et de le faire avec eux plutôt que contre eux. »
Jean Pigeon, le directeur de SOS Outaouais, une organisation qui milite pour l’amélioration du système de santé en Outaouais, a déclaré que la proximité d’un grand centre comme Ottawa rendait le système vulnérable aux départs.
« Il est très facile pour les gens de prendre la décision de traverser un pont chaque matin pour aller travailler dans une autre province », a-t-il dit. « Donc, ce projet de loi qui vient d’être adopté aura un effet à l’échelle provinciale, mais nous pensons que la région de l’Outaouais sera profondément touchée en premier lieu en raison de la proximité que nous avons avec l’Ontario. »








