The average amount of time Pontiac Hospital emergency room (ER) patients waited on stretchers before being moved to a hospital bed more than doubled in the past year, according to new data provided by Outaouais healthcare authority CISSSO.
The numbers show that while the average wait time for all patients seeking care at the hospital’s ER has increased from four hours and forty-nine minutes to just over six hours, staying within its five-year average for total wait times, the wait times for patients who arrive at the ER and need to be admitted for further care have increased from an average of seven hours in 2023-2024 to 17 hours in 2024-2025.
Also of note is that the percentage of stretcher stays exceeding 48 hours has increased from 1.5 per cent to 6.2 per cent over the same period.
“They’re waiting 17 hours before they’re admitted into a hospital bed, so they’re lying on a stretcher, knowing they’re going to be staying in hospital,” explained CISSSO’s Pontiac director Nicole Boucher-Larivière.
She explained nearly half of the hospital’s acute care beds are being used by patients who should be in a long-term care home. She said the shortage of long-term care beds in the region means these people are being cared for at the Pontiac Hospital, sometimes for several months, until a bed opens up.
“They’re in a regular hospital bed because they can’t go home, there’s nobody to care for them or they require too much care, but they don’t require hospital services,” Boucher-Larivière said. “So they remain in a hospital bed on the floor and then when we need to admit somebody from the ER, I don’t have an available bed.”
Last week Le Droit reported on numbers first published by La Presse that showed the Pontiac Hospital ER was the only one across the Outaouais that saw any increase in stretcher wait times. The Hull hospital brought its average stretcher wait time down to 23.5 hours from 24 hours, and the Gatineau hospital down to 24 hours from almost 26.5 hours.
While average stretcher wait times in the Pontiac were lower last year, at around six hours per patient, the 2022-2023 year saw an average of 14 hours per patient. Boucher-Larivière said some years see higher turnover in long-term care homes, making it possible for new residents to occupy the beds, but that this year has been challenging.
“I think the aging population is catching up to us,” she said. “There’s been a lot less beds available, so it backlogs at the hospital.”
She explained the region is missing 500 long-term care beds, in part because of the closure of several private homes in the Pontiac during the COVID-19 pandemic, and has lower beds per capita than most other regions of the province, something the health network has been pushing to rectify.
Beyond the lack of long-term care beds, Boucher-Larivière said the increase in non-Pontiac patients visiting the hospital’s ER is also adding to stretcher wait times.
“I’d say that more than half of my visits at the Shawville hospital are from people from outside the Pontiac,” she said. “Some of these people are of course ending up on the stretcher and contributing to longer wait times.”
She also pointed to the significant increase in patients being seen at the Pontiac Hospital ER – from 527 patients in 2021 to 935 in 2024 – as contributing to the longer stretcher stays.
Jean Pigeon, founder and spokesperson for healthcare advocacy group SOS Outaouais, said beyond the challenges highlight by Boucher-Larivière, the chronic underfunding of the region’s healthcare network compared to other regions is a problem.
“[It] continues to impact our ability to recruit and retain staff, invest in infrastructure, and expand services. These structural challenges exacerbate wait times and limit the flexibility of local hospitals to respond to fluctuations in demand,” Pigeon told THE EQUITY.
“To open up more long-term care beds in the Outaouais and specifically in the Pontiac, the province must accelerate the deployment of promised investments, prioritize regions like ours that have been historically under-resourced, and ensure that new facilities are adapted to the specific demographic and geographic realities of rural communities. It’s not just about building new spaces; it’s about providing adequate staffing, operational funding, and community support to sustain them over time.”
Le temps moyen que les patients de l’urgence de l’Hôpital de Pontiac ont attendu sur des civières avant d’être transférés dans un lit d’hôpital a plus que doublé au cours de la dernière année, selon de nouvelles données fournies par le CISSSO, l’autorité de santé de l’Outaouais.
Les chiffres montrent que, tandis que le temps d’attente moyen pour tous les patients se présentant à l’urgence de l’hôpital est passé de quatre heures quarante-neuf minutes à un peu plus de six heures, restant dans sa moyenne quinquennale pour les temps d’attente totaux, les temps d’attente pour les patients qui arrivent à l’urgence et doivent être admis pour des soins supplémentaires sont passés d’une moyenne de sept heures en 2023-2024 à 17 heures en 2024-2025.
Il est également à noter que le pourcentage de séjours sur civière excédant 48 heures est passé de 1,5 % à 6,2 % au cours de la même période.
« Ils attendent 17 heures avant d’être admis dans un lit d’hôpital, donc ils sont sur une civière, sachant qu’ils vont rester à l’hôpital », a expliqué Nicole Boucher-Larivière, directrice du CISSSO pour le Pontiac.
Elle a expliqué que près de la moitié des lits de soins de courte durée de l’hôpital sont occupés par des patients qui devraient se trouver dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Elle a précisé que la pénurie de lits en CHSLD dans la région signifie que ces personnes sont prises en charge à l’Hôpital de Pontiac, parfois pendant plusieurs mois, jusqu’à ce qu’un lit se libère.
« Ils sont dans un lit d’hôpital régulier parce qu’ils ne peuvent pas rentrer chez eux, il n’y a personne pour s’occuper d’eux ou ils nécessitent trop de soins, mais ils n’ont pas besoin de services hospitaliers », a déclaré Mme Boucher-Larivière. « Ils restent donc dans un lit d’hôpital à l’étage et lorsque nous devons admettre quelqu’un de l’urgence, je n’ai pas de lit disponible. »
La semaine dernière, Le Droit a rapporté des chiffres, d’abord publiés par La Presse, qui montraient que l’urgence de l’Hôpital de Pontiac était la seule en Outaouais à enregistrer une augmentation des temps d’attente sur civière. L’hôpital de Hull a ramené son temps d’attente moyen sur civière de 24 heures à 23,5 heures, et l’hôpital de Gatineau de près de 26,5 heures à 24 heures.
Alors que les temps d’attente moyens sur civière dans le Pontiac étaient plus bas l’année dernière, soit environ six heures par patient, l’année 2022-2023 a enregistré une moyenne de 14 heures par patient. Mme Boucher-Larivière a indiqué que certaines années connaissent un roulement plus élevé dans les CHSLD, permettant à de nouveaux résidents d’occuper les lits, mais que cette année a été difficile.
« Je pense que le vieillissement de la population nous rattrape », a-t-elle déclaré. « Il y a eu beaucoup moins de lits disponibles, ce qui crée des retards à l’hôpital. »
Elle a expliqué qu’il manque 500 lits en CHSLD dans la région, en partie à cause de la fermeture de plusieurs résidences privées dans le Pontiac pendant la pandémie de COVID-19, et qu’il y a moins de lits par habitant que dans la plupart des autres régions de la province, une situation que le réseau de la santé s’efforce de corriger.
Au-delà du manque de lits en CHSLD, Mme Boucher-Larivière a affirmé que l’augmentation du nombre de patients non originaires du Pontiac qui se présentent à l’urgence de l’hôpital contribue également à l’allongement des temps d’attente sur civière.
« Je dirais que plus de la moitié de mes visites à l’hôpital de Shawville proviennent de personnes de l’extérieur du Pontiac », a-t-elle déclaré. « Certaines de ces personnes finissent bien sûr sur une civière et contribuent à des temps d’attente plus longs. »
Elle a également souligné l’augmentation significative du nombre de patients vus à l’urgence de l’Hôpital de Pontiac — passant de 527 patients en 2021 à 935 en 2024 — comme contribuant aux séjours prolongés sur civière.
Jean Pigeon, fondateur et porte-parole du groupe de défense des soins de santé SOS Outaouais, a déclaré qu’au-delà des défis soulignés par Mme Boucher-Larivière, le sous-financement chronique du réseau de la santé de la région par rapport à d’autres régions est un problème.
« [Cela] continue d’affecter notre capacité à recruter et à retenir du personnel, à investir dans les infrastructures et à élargir les services. Ces défis structurels exacerbent les temps d’attente et limitent la flexibilité des hôpitaux locaux à répondre aux fluctuations de la demande », a déclaré M. Pigeon à THE EQUITY.
« Pour ouvrir davantage de lits en CHSLD en Outaouais et spécifiquement dans le Pontiac, la province doit accélérer le déploiement des investissements promis, prioriser les régions comme la nôtre qui ont été historiquement sous-financées, et s’assurer que les nouvelles installations sont adaptées aux réalités démographiques et géographiques spécifiques des communautés rurales. Il ne s’agit pas seulement de construire de nouveaux espaces; il s’agit de fournir un personnel adéquat, des fonds de fonctionnement et un soutien communautaire pour les maintenir à long terme. »








