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« C’est notre patrimoine », affirme un collectionneur local de Bombardier

« C’est notre patrimoine », affirme un collectionneur local de Bombardier

Pontiacs very own Marc Chrétien, an avid collector of the bombardier, takes out family and friends to enjoy the sport every winter.
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Dès qu’il a attrapé la piqûre Bombardier, ce fut l’effet boule de neige; un est devenu deux, puis trois, et maintenant Marc Chrétien, dentiste de profession, possède une collection.

Tout a commencé un hiver lorsque M. Chrétien cherchait à acquérir des motoneiges pour se rendre au camp de chasse et qu’un ami lui a recommandé les Bombardier. Après avoir cherché un certain temps, il a trouvé Gilles Samson, l’un des plus grands collectionneurs au Québec, possédant lui-même près de 30 véhicules Bombardier.

Il a acheté sa première motoneige en 1992, un modèle R-12 à carrosserie d’acier bleu marine, pour environ 5 000 $. De nos jours, ces véhicules se vendent entre 20 000 $ et 75 000 $, a-t-il souligné.

Après avoir vu M. Samson et sa collection, M. Chrétien s’est mis à . . .

chercher un exemplaire de chaque modèle.

Il possède actuellement 10 modèles, le plus ancien étant un B-7 de 1937. Pour la majeure partie de sa collection, ce fut le bouche-à-oreille, a souligné M. Chrétien : « C’est une très petite famille, tout le monde se connaît. Et quelqu’un dit : “J’en vois un ici, ou ce vieil homme en a un dans sa grange, tu devrais aller le voir.” »

Lorsqu’on lui a demandé quel était son préféré, il a hésité à répondre : « C’est difficile à dire, chaque machine a sa propre personnalité », a-t-il dit. Mais il a ajouté qu’elles servent toutes à des fins différentes : certaines pour tous les jours, d’autres pour s’amuser et d’autres encore pour les emmener à des rassemblements.

Selon le véhicule, il n’y a parfois pas beaucoup de travail à faire, mais il effectue généralement des mises au point et des vidanges d’huile. « Je fais une partie de mon propre travail, certaines choses qui deviennent trop compliquées. J’ai un ami qui est mécanicien à Campbell’s Bay et il me donne un coup de main ou des conseils. J’essaie, mais parfois je me mets dans le pétrin parce que ce n’est pas ma profession », a-t-il dit en riant.

Il commence généralement ses travaux de réparation vers novembre avec sa partenaire Liliane Lacroix et les termine vers le début de janvier, à temps pour la saison de la motoneige, a-t-il dit.

Mme Lacroix l’accompagne à tous ses rassemblements et est très impliquée, et elle aime l’être. « Lily en sait autant, voire plus que moi », a-t-il dit.

Quant à la réparation, c’est certainement devenu plus facile ces dernières années. « Maintenant, les pièces sont faciles à obtenir parce que nous avons des gars qui reproduisent les pièces, donc ce n’est pas aussi compliqué qu’il y a 15 ans; c’était un cauchemar parce qu’il fallait acheter trois machines pour en faire une », a-t-il dit.

Enfant, M. Chrétien aimait la motoneige et il se souvient du premier Ski-Doo de son père, datant de 1963. À l’époque, le fabricant du Ski-Doo les fabriquait en jaune, a-t-il expliqué, et la couleur originale du Bombardier est donc le jaune. En français, ses amis lui disent qu’ils ne le voient pas conduire autre chose parce qu’il a le « sang jaune ».

Bien que cela ait commencé comme un passe-temps, la poursuite de la collection et sa passion visaient également à enseigner à sa famille la culture québécoise. « C’est notre patrimoine », a-t-il dit. « Nous montrons aux gens notre patrimoine, comment le Québec s’est développé dans les années 40 et 50. Parce qu’à l’époque, les routes n’étaient pas déneigées et c’est comme ça qu’on se déplaçait. »

Voyant une nouvelle génération de jeunes s’intéresser aux Bombardier, M. Chrétien a dit : « C’est plutôt agréable à voir, car ce n’est pas tout le monde qui s’y intéresse. »

Il collectionne depuis près de 45 ans, a-t-il dit en plaisantant : « C’est une maladie, c’est comme quelqu’un qui est accro, il n’y a pas de fin. » Pour lui, il aime le processus d’en trouver un et aime être dans la nature avec son véhicule et prendre le temps de les réparer.

Après une dure journée de travail, M. Chrétien a ajouté que travailler sur ses Bombardier est la meilleure façon de déconnecter et de se détendre.

Au fil du temps, M. Chrétien a mentionné qu’il avait trouvé une communauté d’autres passionnés de Bombardier et qu’ils se rencontraient à différents endroits, échangeaient des informations et rencontraient d’autres collectionneurs. Sa première rencontre a eu lieu en 2004 à Saint-Raymond de Portneuf. Environ 40 à 50 personnes participent à ces rassemblements, a-t-il dit.

« C’est un grand événement social », a-t-il dit, et avec la COVID, il a souligné qu’il n’avait pas vu ses amis depuis plus de deux ans. « C’était assez spécial cette année parce que nous avons tous pris un peu d’âge, un peu moins de cheveux, un peu plus de cheveux gris », a-t-il dit en riant timidement de lui-même. Mais comme toujours, ils étaient ravis de voir les machines et si quelqu’un mentionnait ne serait-ce que d’avoir installé un nouveau moteur, ils se regroupaient tous, la porte arrière ouverte, pour l’admirer, a-t-il ajouté.

Il espère maintenir la tradition et la transmettre un jour à l’un de ses enfants ou petits-enfants; c’est un peu comme la recette de votre grand-mère, a expliqué M. Chrétien. « Quand elle est partie, et qu’elle ne vous l’a pas dit, la recette est perdue. C’est la même chose. Nous devons faire perdurer cet héritage. »

Pour compléter sa collection, M. Chrétien est impatient de trouver le dernier modèle, un R-18 de 1979 avec des fenêtres carrées.

par Zainab Al-Medhar

Campbell’s Bay, 9 mars 2022

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